Il y a certaines choses qui ne plaisent pas forcément aux Néo-Zélandais. Alors que ceux-ci entamaient leur habituel et célèbre haka  lors de leur premier match dans la Coupe du monde de Basket qui se tient en Espagne (30 août -14 septembre), les Turcs sont tranquillement revenus à leur banc, sans un regard. Rien de mieux pour donner encore plus d’envie à une équipe qu’il ne faut jamais sous-estimer. Les Néo-Zélandais ont finalement craqué dans le money time (76 à 73), malgré deux dernières tentatives pour revenir au score dans les dernières secondes.

Il faut savoir qu’en avril 2005, les autorités turques ont jugé “obscène” et ont interdit le haka, danse rituelle du peuple maori, que devaient exécuter des Néo-Zélandais lors des cérémonies marquant le 90e anniversaire de la bataille des Dardanelles.
Le haka, où les mots sont criés de manière menaçante, constitue pourtant un élément fondamental de l’identité nationale des Néo-Zélandais.

Ataman, l’entraîneur turc a voulu dédramatiser : “Nous respectons l’importance du haka pour la Nouvelle-Zélande et ce que cela signifie pour eux, mais j’ai appelé l’équipe à rejoindre le banc parce que je voulais garder l’équipe concentrée. Si toutes les équipes font des rituels avant tous les matches, nous ne nous concentrerons jamais “.