L’athlète italien Devis Licciardi a tenté de déjouer un contrôle anti-dopage en utilisant un faux pénis. Il n’est pas le premier à utiliser un stratagème pour éviter la sanction. Certains sportifs sont très inspirés lorsqu’il s’agit de frauder.

Il est loin le temps où des cyclistes stockaient des poches d’urines dans leur combinaison pour contourner un contrôle anti-dopage. Les méthodes de dépistage sont plus strictes qu’auparavant et les fraudeurs ont dû s’adapter pour ne pas se faire prendre. Le faux pénis est la dernière trouvaille à la mode d’un athlète italien qui avait caché l’objet dans ses sous-vêtements. Toutefois, le contrôleur n’a pas été dupe et Devis Licciardi risque désormais deux ans de suspension. Une histoire qui rappelle celle de Michel Pollentier, un cycliste belge vainqueur de l’Alpe d’Huez sur le Tour de France 1978, mais destitué de son titre quelques minutes plus tard lors du contrôle anti-dopage pour avoir utilisé une poire remplie d’urine propre.

L’athlète turque Süreyya Ayhan s’était faite remplacer par une autre personne lors de son contrôle, puis avait renversé à plusieurs reprises les échantillons d’analyse lors du second rendez-vous. On a tous en mémoire aussi le steak avarié d’Alberto Contador, les bières de Floyd Landis ou encore le dentifrice piégé de Dieter Baumann, mais deux sportifs décrochent la palme des excuses les plus improbables. Le premier, LaShawn Merritt, avait été contrôlé positif en 2010 à un stéroïde anabolisant (DHEA). L’athlète américain avait expliqué avoir absorbé la substance dans le but d’agrandir la taille de son pénis. Plus cocasse encore est l’histoire de Daniel Plaza. En 1996, ce marcheur espagnol est déclaré positif à la nandrolone et trouve pour prétexte un cunniilingus à sa femme enceinte ! Que d’inventivité.