Il est environ 20h40 vendredi soir quand Arsenal révèle l’arrivée du Suédois Kim Kallström (Spartak Moscou) sous forme de prêt jusqu’à la fin de la saison. Jusque-là, que du classique, à quelques heures de la fermeture du mercato.

Samedi, tout s’emballe avec le quotidien suédois Aftonbladet qui annonce que le milieu de terrain est en fait blessé et qu’il devrait être éloigné des terrains deux à trois mois. Mauvaise pioche ? Non, la durée est “exagérée” selon l’attaché de presse d’Arsenal Mark Gonella, qui confirme au quotidien scandinave que les Gunners savaient que l’international suédois était blessé avant de signer. Une blessure contractée à l’occasion d’un beach-soccer en stage de préparation avec le club russe à Abu Dhabi. Mais ça n’empêche pas la rumeur d’une blessure dès le premier entraînement de circuler…

David Ornstein, journaliste à la BBC, a obtenu le fin mot de l’histoire. Oui, Kallström est blessé. L’IRM n’avait rien montré à la visite médicale mais le scanner oui. Il est touché au dos et manquera six rencontres (Crystal Palace, Liverpool, à deux reprises, Manchester United, Bayern Munich et Sunderland). Arsène Wenger a validé le transfert en connaissance de cause selon lui, expliquant que le Suédois allait se soigner à Londres.

Le bilan pour Arsenal, deuxième de Premier League et toujours engagé en Ligue des champions, c’est donc une seule recrue blessée et âgée de 31 ans lors de ce mercato. Il n’en fallait vraiment pas autant pour que le club londonien et son manager deviennent la risée outre-Manche. Florilège.

Piers Morgan, fervent supporter d’Arsenal, exagère en disant qu’il ne connaît pas Kallström mais il a le mérite d’être clair.

Un Scandinave blessé, ça ressemblerait à ça paraît-il. Il manque une vis ?

Il est sympa Arsène Wenger. Il a trouvé quelqu’un pour jouer au “docteur” avec Diaby à l’infirmerie.

A croire que Wenger n’avait pas repéré les faiblesses physiques du Suédois sur Foot Manager.

D’autres se rappellent du précédent Pepe Reina, gêné par un ballon de plage en plein match…

Côté supporters, on a du mal à digérer. Surtout après l’augmentation du prix des billets.

Philippe DA COSTA