Vladimir Poutine ferait bien de ne pas trop utiliser Google aujourd’hui au risque de sacrés maux de tête. Le moteur de recherche nord-américain a choisi un doodle pour le moins engagé en ce jour d’ouverture des Jeux Olympiques de Sotchi : des images de disciplines sur fond de drapeau arc-en-ciel, symbole universel de la paix ainsi que de la communauté gay.

Toujours sur la page d’accueil, cet extrait de la charte olympique, comme un écho aux lois anti-gays que la Russie a promulguées: “La pratique du sport est un droit de l’homme. Chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d’aucune sorte et dans l’esprit olympique, qui exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play.”

Une initiative accueillie de façon positive en grande majorité sur Twitter, même si certains demandent à Google de balayer d’abord devant sa porte avant de le faire devant celle de la Russie.

Le Figaro a voulu aller plus loin dans la réflexion en interrogeant un expert du web pour décrypter le doodle arc-en-ciel. Selon lui, c’est une façon de s’opposer au gouvernement de Poutine mais également de tacler le gouvernement américain.

Les doodles de Google sont rarement si engagés. Le moteur de recherche a pour habitude de célébrer des jours particuliers dans l’année (Jour de l’an, Halloween, fêtes nationales), des anniversaires, des personnages célèbres, parfois des causes plus sérieuses comme celle des droits de l’enfant.

En ce qui concerne les Jeux Olympiques, Google avait plutôt fait classique jusque-là. Que ce soit pour Vancouver, Londres ou même Pékin, pourtant critiqué dans le domaine des droits de l’homme.