Stanislas Wawrinka et Jo-Wilfried Tsonga se connaissent bien. Ils s’apprécient. Ils le disent souvent. Ils l’ont même montré tout récemment sur Twitter, en début de semaine, à l’issue d’une séance d’entraînement commune.

Mais l’air du temps est au chambrage, et les deux hommes nourrissent depuis peu une guéguerre de communication discrète autour du niveau de travail et d’engagement auquel ils consentent pour accéder au plus haut niveau. Très présent sur Twitter, le Suisse a eu le doigt taquin, vendredi, pendant qu’il regardait Tsonga perdre contre Federer. A un tweet du journaliste Eric Salliot qui s’interrogeait sur de possibles crampes, Wawrinka a répondu : “Des crampes, déjà?”. Avant d’ajouter “Bizarre, après son interview d’hier.”

L’interview en question est – semble-t-il – celle que Tsonga a accordée à L’Equipe en fin de semaine dernière, dans laquelle il répondait à demi-mots sur ce qu’avait dit Wawrinka en mars sur le niveau d’engagement des Français à l’entraînement. JWT affirmait, sur la victoire de Wawrinka à Melbourne : “J’aurais aimé être à sa place à ce moment-là, maintenant si j’avais eu à échanger nos carrières, bah euh… Pas sûr. ça aurait mérité que ce soit moi, mais c’est comme ça. (…) Gagner un Grand Chelem, c’est ce que je veux et je m’en donne les moyens.”

Tsonga est beaucoup moins actif sur le réseau social que le compatriote de Federer. Mais sa réaction amicale est désormais attendue. Peut-être à Roland-Garros, où ce match est presque un classique.