Lundi, il n’y en a eu que pour lui. Lui, c’est Thomas Müller, auteur d’un triplé et devenu l’espace de 90 minutes le bourreau du Portugal. En plus d’être diablement efficace et ultra-talentueux, Müller a une dégaine qu’on reconnait de loin. Elancé et doté d’une espèce de nonchalance dictée par sa taille aussi bien que par sa morphologie, l’international allemand promène ses 186 centimètres avec une allure bien à lui. Et un style vestimentaire qui lui est propre. Vous l’avez peut-être remarqué mais, lundi, l’attaquant de la Nationalmannschaft portait des bas très… bas.

Même par forte chaleur, on est plus habitué à voir les joueurs remonter leurs chaussettes jusqu’aux genoux et non à mi-mollet, comme l’a fait Müller lundi. S’il avait pu, il les aurait sans doute baissées jusqu’aux chevilles, à la Hans-Peter Briegel.

Mais voilà, il y a un règlement…

D’ailleurs, on a eu envie de se pencher sur ce fameux règlement : les lois du jeu, édictées par la FIFA. Que disent-elles ? En particulier la Loi 4, celle concernant les “équipement des joueurs”..

Sur les chaussettes ? Rien. Sinon qu’il faut en porter… et qu’un éventuel “ruban adhésif ou matériau similaire appliqué à l’extérieur” doit être de “la même couleur que la chaussette”.

Le plus intéressant intervient au paragraphe concernant les protège-tibias. On y apprend que :

– Ils doivent être entièrement recouverts par les chaussettes;

– Ils doivent être en matière plastique ou autre matière similaire adéquate;

– Ils doivent offrir un degré de protection raisonnable.

Thomas Müller avait bien des protège-tibias, qui étaient a priori bien en plastique ou matière similaire adéquate. En revanche, lui offraient-ils un ” degré de protection raisonnable”. Apparemment, l’arbitre a jugé que oui. Franchement, on peut se permettre d’en douter. Il suffit de comparer avec d’autres joueurs.

La moitié, au moins, du tibia est découverte. Depuis le début du Mondial, on a déjà vu Daniel Sturridge (Angleterre) ou Valon Behrami (Suisse) flirter avec la limite… Mais pas au point de Thomas Müller, qu’on aurait dit droit sorti d’un match de foot des années 80.

Tout s’est bien terminé pour lui. Aucun tacle trop haut. D’un autre côté, Pepe a vite quitté la pelouse. Il était moins en danger.