Nous sommes à son époque lensoise, en 2011. Raphaël Varane, 18 ans, affole les recruteurs des grands clubs, et prépare son baccalauréat. On ne pourra donc pas le blâmer, dans cette période charnière, d’avoir légèrement snobé un certain Zinedine Zidane, qui venait taper à sa porte. Le Madrilène a confié l’anecdote dans les colonnes de France-Football : « Le téléphone n’arrêtait pas de sonner pour mon futur transfert, raconte-t-il. (…) À 18 ans, on n’a pas forcément l’expérience pour gérer ce genre de situations. Parmi tous les appels, il y a donc eu celui de Zizou. Comme je ne l’ai pas reconnu tout de suite, que c’était en début de soirée et que j’étais fatigué, je ne l’ai pas trop laissé continuer. Sans trop réfléchir, je lui ai demandé de me rappeler plus tard. Quand j’ai raccroché, mon frère Anthony m’a traité de fou. (…) Heureusement, quelque temps plus tard, on a pu se parler beaucoup plus longuement. » Avec un certain succès, à ce qu’il paraît.