La saison des prix Nobel vient de s’achever. Tous les prix Nobel officiels de médecine, physique, chimie, littérature et paix, plus le prix de l’économie remis en mémoire d’Alfred Nobel, ont été décernés. Tous ou presque puisque le Buzz a décidé d’attribuer l’équivalent de ces récompenses dans le monde du sport. Les envolées lyriques de Zlatan méritaient bien un prix Nobel de littérature non ?

Prix Nobel de Médecine

Les candidats : Lionel Messi, Marc Marquez, Rafael Nadal
Le vainqueur : Rafael Nadal, pour reconstruction patiente de tendon rotulien abîmé par le syndrome de Hoffa.
Pourquoi il le mérite ? Revenu au plus haut-niveau après sept mois d’absence, Rafael Nadal a bluffé tous les observateurs du tennis y compris le grand Roger Federer qui a jugé ce retour “incroyable”. Et pour impressionner le Suisse il faut se lever tôt ! “Il y a un an, les gens disaient qu’il pouvait ne plus jouer au tennis de nouveau. Un an plus tard, il est le n°1 mondial. Les choses changent si vite en tennis, ce qui est superbe !”, a commenté Federer à Shanghaï. Alors que sa carrière semblait en danger avec un genou gauche à l’agonie, l’Espagnol, à force de traitements et de persévérance est revenu encore plus fort. Avec dix titres dont deux tournois du Grand Chelem et une impressionnante domination du circuit, notamment sur dur (29 victoires pour 2 défaites), Rafael Nadal a ravi la place de numéro un mondial à Novak Djokovic et il compte bien s’y accrocher.
Il l’a dit :J’avais des doutes mais les doutes vous forcent à travailler plus”
Il aurait pu le dire :I’ll trrrry my best and be back next year” (Je ferai de mon mieux et je serai là l’année prochaine)

Prix Nobel de Physique


Les candidats : Novak Djokovic, Felix Baumgartner, Usain Bolt
Le vainqueur : Felix Baumgartner pour absence d’implosion à l’entrée dans l’atmosphère à la vitesse du son.
Pourquoi il le mérite ? Un saut dans le vide depuis la stratosphère à 39km au-dessus de la Terre, vous avez déjà essayé vous? En se jetant dans le vide, Felix Baumgartner a repoussé les limites de la physique. Avant son exploit, il était impensable d’imaginer un homme franchir le mur du son en chute libre. C’est pourtant ce qu’il a fait avec une pointe à 1357km/h ! Une véritable prouesse physique et technologique. Avec ses 44,72 km/h en vitesse de pointe, Bolt est un petit joueur.
Il l’a dit :Je ne laisse rien au hasard. Je ne veux surtout pas me fier à ma chance. Et c’est uniquement pour cela que je suis encore en vie après vingt-cinq ans, alors que j’ai perdu beaucoup d’amis en route.
Il aurait pu le dire : “Un petit saut pour l’homme, un grand saut pour l’humanité !

Prix Nobel de Chimie


Les candidats : Lance Armstrong, Ricardo Ricco, Danilo Di Luca, Veronica Campbell-Brown, Tyson Gay…
Le vainqueur : Lance Armstrong pour expulsion d’aveux hautement toxiques.
Pourquoi il le mérite ? EPO, transfusions sanguines, testostérone, cortisone, hormones de croissance… Lance Armstrong est allé très très loin dans les expériences. Il l’a avoué lors de son entretien ultra-médiatisé avec Oprah Winfrey, il a utilisé tous ces produits dans sa carrière pour améliorer ses performances. Une vraie implication dans la recherche de la performance par tous les moyens.
Il a dit :Le système était très simple. L’utilisation de sang enrichi en oxygène était très utile, déjà, comme dans tout sport d’endurance. Mon cocktail était l’EPO, mais pas beaucoup, transfusions sanguines et testostérone.
Il aurait pu dire :J’ai aidé la science en lui prêtant mon corps.

Prix Nobel de Littérature


Les candidats : Zlatan Ibrahimovic, Franck Ribéry, Brahim Asloum
Le vainqueur : Zlatan Ibrahimovic pour récit autobiographique à caractère social traduit en plusieurs langues.
Pourquoi il le mérite ? Zlatan Ibrahimovic est devenu une personnalité incontournable de la littérature cette année. Nombre de ses citations pourraient figurer parmi les phrases cultes du sport et ont déjà été réunies dans un livre Brèves de Zlatan paru aux éditions Hugo&Cie. Petit florilège : “Je suis le nord, je suis le sud, je suis l’est et je suis l’ouest. Je suis Zlatan Ibrahimovic.” Presque aussi beau que du Baudelaire ! “D’abord je suis allé à gauche, lui aussi. Puis je suis allé à droite, lui aussi. Puis je suis retourné à gauche, et là, il est allé s’acheter un hot dog.“… Mais c’est avec son livre Moi, Zlatan Ibrahimovic, mon histoire racontée à David Lagercrantz que l’attaquant parisien s’est retrouvé au coeur de l’actualité littéraire en début d’année. Enorme succès, ce livre a même un temps été en lice pour le prix August, l’équivalent du prix Goncourt en Suède. C’est d’ailleurs dans son pays d’origine que le Suédois a fait son entrée dans le dictionnaire cette année. Pour couronner le tout, l’attaquant parisien était l’un des sujets proposés aux candidats au baccalauréat en Italien LV1 au mois de juin dernier. Une véritable consécration littéraire pour le footballeur à faire pâlir Victor Hugo (Montaño).
Il l’a dit : “Je pense que zlataner signifie “dominer“.”
Il aurait pu le dire : “Je ne connais pas Michel Houellebecq mais Michel Houellebecq me connaît

Prix Nobel de la Paix


Les candidats : Rod Fanni, Samir Nasri, Karim Benzema, Carlo Ancelotti, Vicente del Bosque, Amélie Mauresmo
Le vainqueur : Rod Fanni pour son implication dans la réconciliation entre les tweet-clashers Joey Barton et Pierre Ménès.
Pourquoi il le mérite ? Brouillés pendant longtemps, Joey Barton et Pierre Ménès passaient leur temps à se clasher sur Twitter jusqu’à ce que Rod Fanni les réunisse à l’occasion du tournage d’un épisode de Rodéo Nuts, un programme dont il est à l’origine. Après une journée passée ensemble sur un green de golf, les deux hommes avaient oublié toutes leurs divergences !
Il l’a dit :Merci d’avoir répondu présent et positivement à cette rencontre” a twitté Rod Fanni aux deux protagonistes.
Il aurait pu le dire :J’ai mis fin à des mois de querelle, je pense que je mérite le Prix Nobel de la Paix…” Ah non ça c’est Dennis Rodman avec Kim Jong-un!

Prix Nobel d’Economie


Les candidats : Daniel Levy de Tottenham Hotspur FC, Michel Seydoux du LOSC, Jean-Michel Aulas de l’OL, Jean-Louis Triaud des Girondins de Bordeaux
Les vainqueurs : Daniel Levy et Michel Seydoux pour leurs travaux sur la hausse exponentielle du coefficient multiplicateur de la valeur du joueur de football.
Pourquoi ils le méritent ? Pour leur excellente gestion du mercato. Passés maîtres dans l’art de la surenchère, les dirigeants de Tottenham ont réalisé un coup de maître avec le transfert de Gareth Bale au Real Madrid pour 91 millions d’euros. Un gros coup dans ce contexte de crise économique et de fair-play financier imposé aux clubs. Un prix Nobel largement mérité aussi pour le LOSC. A l’image du transfert rocambolesque de Florian Thauvin acheté 3,5 millions d’euros et revendu à L’OM pour 15 millions d’euros sans avoir joué une minute. Pour vous donner un ordre d’idée c’est un peu comme si vous achetiez une Twingo à 3000€ pour la revendre quelques mois plus tard à 15000€. Le LOSC et ses dirigeants sont définitivement passés maîtres dans l’art de bien gérer les périodes de mercato. En sept ans les Dogues ont cumulé 205,3 millions d’euros de produits de vente grâce aux transferts. Pour un bénéfice de 125,5 millions. Pour les chefs d’entreprises intéressés, Michel Seydoux est prêt à donner des cours de gestions aux dirigeants français tous les mercredi après-midi.
Il l’a dit :Nous n’étions pas vendeurs et j’avais affirmé qu’il resterait, sauf offre indécente que nous ne pouvions alors imaginer… elle est finalement intervenue.” Michel Seydoux après la vente de Florian Thauvin.
Il aurait pu le dire :Merci Florian. Grâce à toi mes joueurs font cause commune.