Cristiano Ronaldo a récemment confié qu’il se verrait bien porter le maillot de Flamengo ou celui du Corinthians en fin de carrière.  Une déclaration étonnante, le Portugais n’ayant jamais fait part avant d’un intérêt pour le football brésilien. A 29 ans, il lui reste encore quelques belles années alors on s’est dit qu’on pourrait l’aider à trouver un dernier challenge avant de ranger les crampons. Nous avons écarté le Real Madrid, Manchester United et le Sporting Portugal, solutions trop évidentes et bien trop réalistes.

UNIÃO MADEIRA

Devenu sponsor maillot du club via son musée, Cristiano Ronaldo s’offre une fin de carrière en pente douce en 2e division portugaise. “Je reviens sur mon île natale pour faire la promotion du football à Madère. Je ne me voyais pas terminer ailleurs, c’est un retour aux sources”, dit-il conscient que le Nacional, où il a fait ses classes, n’a pas besoin de lui en 1ère division. Soucieux de rendre ce qu’on lui a donné et respectueux des valeurs familiales, il ajoute : “Je l’avais promis à ma maman”. Si c’est pas mignon !

ronaldo

SANTOS

Flamengo ou Corinthians, deux clubs qui plaisent à Cristiano Ronaldo et où il se verrait bien achever sa carrière. Bon. Mais plutôt que de devenir le successeur de Zico ou Socrates, le Portugais voit plus grand (en tout cas historiquement) et signe à Santos. Pelé l’accueille à l’aéroport de Rio de Janeiro et devant un parterre de journalistes, le triple champion du monde serre le joueur dans ses bras en lui disant : “Je savais que tu réussirais Freddy Adu !”.

FC BARCELONE

Formé au Sporting comme Figo, Ballon d’Or au Real Madrid comme Figo, malheureux en sélection comme Figo, Cristiano Ronaldo décide de trahir comme Figo mais en faisant le chemin inverse. Désireux de faire la paix avec Messi, son meilleur ennemi, CR7 signe chez les Blaugranas où il retrouve Manuel Neuer arrivé avant lui et un certain José Mourinho. Le podium du Ballon d’Or 2014 remporte la Ligue des champions, la troisième dans un troisième club pour Ronaldo comme pour le Mou.

Ronaldo ballon d'or

MIAMI PUIS LAS VEGAS

Le ciel, les oiseaux et la mer. Cristiano Ronaldo cède à la mode des Etats-Unis et prend ses quartiers à Miami où David Beckham a fondé sa franchise MLS. Football le matin, plage l’après-midi, discothèque le soir : le Portugais est comme un poisson dans l’eau à 30 degrés et dans une ville où le culte du corps est une religion. Mais après deux ans, CR7 a des envies de businessman. Avec Floyd Mayweather Jr, il crée son propre club à Las Vegas, sobrement baptisé “Money Football Club”.

UNION DEPORTIVA IBIZA-EIVISSA

Ronaldo a grandi sur une île mais Madère, niveau nightclubs, c’est pas trop ça. Alors le Portugais a une idée : ressusciter le club des Baléares disparu en 2010. Propriétaire à 100%, il transforme le nom en “Union Cristiano Ibiza”, devient président-entraîneur-joueur, fait monter l’équipe du niveau régional à la 2e division et assure les 3e mi-temps en compagnie de Gaizka Mendieta, l’ancien milieu de terrain devenu le DJ le plus coté de la jet-set.

FK OURAL

Acceptant mal sa séparation d’avec Irina Shayk, Cristiano Ronaldo veut reconquérir sa belle. Il signe donc à Oural, le club d’Ekaterinbourg, à quelques kilomètres de la ville natale de sa Dulcinée. “Je suis prêt à tous les sacrifices pour la reconquérir, affirme-t-il. Je me suis même mis au russe ! J’ai un peu peur du froid mais j’ai appelé Gérard Depardieu qui m’a dit que c’était soutenable. J’espère de tout cœur qu’Irina prendra ce choix comme une preuve d’amour”.

Ronaldo

RIVER PLATE

Finalement, plus que le Brésil, Ronaldo a des envies d’Argentine. Hors de question de porter le maillot de Boca Juniors dont les joueurs sont surnommés les “bosteros”, les bouseux. Cristiano choisit logiquement River Plate, surnommé “le Millonario”, ce qui lui convient nettement mieux. C’est à ce moment que le cinéma lui fait les yeux doux où il retrouve Irina Shayk à l’affiche d’un film autobiographique intitulé “le millionaire Millonario”, libre adaptation de “Slumdog Millionaire” et qui lui vaudra 12 nominations aux Razzies Awards, équivalent américain des Gérard.

PARIS FC

Si le destin l’avait voulu autrement, Cristiano Ronaldo aurait pu naître à Paris puisque sa mère habitait la capitale quelques mois avant sa naissance. Alors que le 2e club parisien vient de monter en Ligue 1, le Portugais signe gratuitement pour aider l’équipe à se développer au niveau international. “J’ai connu beaucoup de grands stades, dit-il lors de sa première conférence de presse. J’ai joué à Old Trafford et à Santiago-Bernabeu. Mais j’ai aussi toujours voulu jouer à Charléty. C’est un rêve de gosse qui se réalise”.

François-Miguel BOUDET