En l’espace d’une semaine, Thierry Henry s’est fait tatouer l’intégralité du bras gauche et Nile Ranger (ex-Newcastle) a inscrit son nom à l’encre sur son visage, deux exemples qui confirment que les tatouages sont devenus la nouvelle passion à la mode chez les sportifs, alors que dans les années 90 le look branché et/ou une coiffure déjantée étaient des “must have”. Insolites, drôles, manqués, cachés, révélateurs, les oeuvres d’art terminent trop souvent en gouaches loupées.

S’il y a bien une chose pour laquelle on sera tous d’accord, c’est qu’il faut être plutôt bien constitué pour oser le tatouage. Bourlets proscrits et peaux blanches bannies sous peine de ne jamais pouvoir exhiber son oeuvre d’art…façon de parler. C’est le cas pour ce pauvre Wayne Rooney. Dur dur de trouver une photo de l’attaquant de Manchester United avec le drapeau de l’Angleterre tatoué et l’inscription “Anglais et fier de l’être“. En même temps les résultats de la sélection nationale dans les récentes compétitions internationales incitent plus à se camoufler… Il y en a un autre qui pourrait cacher son bras gauche. Thierry Henry a eu la drôle d’idée, comme nombre de ses amis footballeurs, de se faire marquer à l’encre sur un seul bras, mais attention en intégralité. Il ne reste pas un morceau de peau. Entre la Statue de la liberté et la photo de son enfant, on imagine déjà le tatouage plus tard : un vrai puzzle.

Bienvenue chez les Geeks

Pour le footballeur Nile Ranger, la vie n’est pas facile en ce moment. Viré à la mi-mars par Newcastle, le joueur recherche désespérement un nouveau club. Pour se faire, il aurait décidé d’éditer un CV… sur son visage en inscrivant tout d’abord son nom de famille sur la tempe droite. L’idée serait de constituer un texte tout autour de son visage pour que la photo soit directement intégrée ! Que dire ensuite de cette gigantesque oeuvre d’art s’étalant sur le dos de Kevin Durant. Aux côtés d’un ange et du Christ, le basketteur d’Oklahoma City a opté pour une phrase de la bible. Problème : à la fin de la phrase, il était écrit “mataure” au lieu de “mature“. “Kid Clutch” est retourné mettre un coup de blanco. Son tatoueur aurait, lui, décidé de réintégrer le cours élémentaire pour apprendre l’orthographe ! Pas cool.

Certains sportifs vivent dans un autre monde. Celui du jeu vidéo World of Warcraft pour le nageur Nikita Konovalov qui a reproduit le tatouage de son personnage préféré Illidan Hurlorage sur son dos et le haut du torse. Visuellement, cela donne une drôle de mécanique circulaire dont les pouvoirs magiques ne semblent pas avoir les mêmes effets dans WOW que dans les bassins de natation… Chris Andersen possède lui aussi des visuels venus d’ailleurs, comme le plus visible, le “free bird” qui entoure son cou. Ce n’est que la face visible des tatouages du joueur des Miami Heat qui recouvrent 75% de la surface de son corps. C’est un peu comme un coup de soleil géant…

Le tatouage le plus rebelle est incontestablement celui de Neymar, qui pour fêter les 100 ans de Santos (son ancien club), s’est fait immortaliser le symbole du club. Jusqu’ici tout va bien, sauf qu’il a violé la sacro sainte règle du tatouage sur le bras gauche et a demandé un tatouage sur le bras droit. La communauté lui pardonnera-elle ce geste ? Nul ne le sait, pas même Djibril Cissé qui ne respecte aucun code en intégrant des motifs tous azimuts sur son corps. Il est sans doute le plus stylé, mais par contre il n’a plus 1cm2 de peau à lui.

Tatouages hors-catégorie

Deux palmes hors-catégories sont venues s’ajouter à cette liste non-exhaustive. Tout d’abord, Jérémie Janot reçoit la palme du tatouage pour tous. L’ancien gardien des Verts de Saint-Etienne, aujourd’hui au Mans, s’est fait tatouer un motif tribal derrière le crâne en hommage à Wanderlei Silva, champion brésilien de freefight, qui possède le même. Ce tatouage présente un inconvénient puisque celui qui le porte ne peut pas le voir, il profite donc au plus grand nombre mais pas à lui. Toutefois, il possède un atout de taille : il peut se dissimuler sous les cheveux en cas d’entretien d’embauche ou autre rendez-vous important… Astucieux.

La palme du “tatouage complice” revient à Raul Meireles. Le joueur de Fenerbahce partage sa passion pour les tatouages avec sa compagne Ivone Viana . Ils sont tous les deux tatoués sur plus de la moitié du corps à tel point qu’il se murmure qu’ils auraient vidé les stocks des tatoueurs de Miami qui ferment les portes en les voyant arriver pas peur de ne pas pouvoir assurer. Quel couple !