Ne jamais perdre espoir et toujours croire en ses rêves. C’est peut-être la morale (un peu facile) de cette histoire. Mercredi dernier, il a fêté ses 37 ans, sans excès, le samedi suivant, il a débuté pour la première fois en pro en première division belge. Patrick de Vlamynck, joueur du Royal Mouscron Péruwelz, a reçu le plus beau cadeau d’anniversaire pour un joueur de foot. “J’ai appris ma titularisation vers 17h lorsque le coach a couché l’équipe sur le tableau“, raconte le gardien. “Si je m’y attendais ? Tu sais, quand tu es joueur pro, tu dois t’attendre à jouer n’importe quand, à être prêt quand le coach le demande. Jouer en D1, c’est le rêve de tout footballeur.

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Patrick de Vlamynck est considéré dans la hiérarchie des gardiens de buts mouscronnois comme la troisième solution derrière le duo Pierrick Cros et Sven Dhoest. Une fois le forfait de Pierrick Cros acté, De Vlamynck devait encore avoir la préséance sur Sven Dhoest. “Je savais que Sven pouvait m’être préféré. Tout était possible. Si Sven avait joué, je l’aurais encouragé.”

Du coup, Patrick de Vlamynck a pris place dans les buts. Une grande première pour lui en D1, à 37 ans. Mais ce n’est rien, le plus fou c’est que le Belge est passé pro à l’âge de…31 ans !  “Je suis devenu pro il y a six ans. Avant, ce n’était pas vraiment possible pour moi. J’ai eu quelques contacts avec des clubs de D1, mais à ce moment-là, cela n’était pas possible. C’est la vie qui veut cela. Et puis, cela m’a permis d’avoir de nombreux amis dans le milieu du football qui est finalement très petit en Belgique”, explique-t-il.

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Un baptême du feu plutôt bien négocié par le portier mis en confiance par un arrêt rapide dans le match, le gardien a justement parfaitement rempli son rôle. “Du haut de mes 37 ans, j’ai eu l’expérience nécessaire pour gérer le côté inédit de disputer un match de D1, explique le gardien. J’étais alors surtout dans la concentration, en ne ressentant aucune pression. Mon face-à-face remporté très tôt dans la partie, m’a directement mis dedans. J’ai profité à fond de ce match-là.”

S’il a encaissé un but, il permet tout de même à son équipe d’obtenir le nul (1-1), et maintenant qu’il est lancé, de Vlamynck n’a pas vraiment l’intention de raccrocher : “Actuellement, je me sens bien. Quand vais-je mettre fin à ma carrière ? Quand on ne voudra plus de moi“, plaisante-t-il.