Tocs, rituels ou superstitions, la limite est souvent floue chez les sportifs. Si certains attribuent de réels pouvoirs surnaturels à certaines manies, d’autres ont simplement besoin de respecter des enchaînements de gestes pour entrer dans leur match.

Rafael Nadal qui dispute jeudi son deuxième tour de l’US Open est souvent moqué pour ses multiples manies sur le court. Mais, l’Espagnol l’expliquait dans son autobiographie, tous ces gestes, du placement méticuleux de ses bouteilles à sa façon d’éviter de marcher sur les lignes sont pour lui, une façon de maîtriser son environnement pour favoriser un état de calme et de concentration maximale au moment d’engager le point. La remise en place systématique de son slip est, quant à elle, un tic qu’il ne parvient pas lui-même à expliquer et sa façon d’effleurer son nez avant de remettre en place ses cheveux avec sa main droite est un toc qui vient peut-être de cette pression psychologique que les athlètes de haut-niveau endurent en permanence.

Des superstitions bien ancrées

D’autres habitudes de sportifs s’apparentent plus à de la superstition. Richard Gasquet est ainsi réputé pour demander systématiquement aux ramasseurs de lui donner la balle avec laquelle il vient de faire le point lorsqu’il est au service. Une habitude qui le poursuit depuis ses plus jeunes années. Pour Tiger Woods, c’est la couleur rouge qui est révélatrice de son côté superstitieux. Cette manie de porter un polo rouge le dernier jour des compétitions viendrait de sa mère, férue d’astrologie, qui lui aurait affirmé un jour que le rouge était sa couleur de force. Le “Tigre” est pourtant récemment revenu sur ses propos initiaux en disant que le choix de cette couleur datait simplement de ses “années de lycée où la tenue rouge était de mise pour tous les derniers jours de compétition“. Quelque soit l’origine de cette superstition, le rouge reste une valeur sûre dans le dressing du golfeur. D’autres ont des habitudes vestimentaires plus originales et choisissent par exemple de ne pas changer de sous-vêtements lorsque les choses se passent bien pour eux. C’est le cas du pilote de Formule 1, Felipe Massa qui avait fait cette étonnante révélation dans une interview accordée au journal espagnol Marca.

Les superstitions découlent la plupart du temps d’un événement particulier. En cas de performance exceptionnelle ou au contraire particulièrement décevante, l’athlète va analyser tous les paramètres qui ont entouré ce moment si particulier pour trouver un élément déclencheur de cet exploit ou échec. Du contenu de son assiette, à la couleur de son caleçon en passant par le dernier tube à la mode écouté avant la compétition ou le choix de l’urinoir utilisé juste avant son entrée sur le terrain, le sportif peut trouver un élément porte-bonheur dans n’importe lequel de ses faits et gestes. Il cherchera ensuite à le reproduire systématiquement en espérant renouveler ses meilleures performances… Avec souvent moins de réussite que prévu !