Le film Fast Forward, qui met en scène Kevin Rolland et Julien Regnier, deux freestylers français, sort ce mercredi. Regnier se plie au jeu du pitch : “Le prétexte du film, c’est une course poursuite. Au départ, Kevin perd son téléphone. Il tombe malencontreusement dans ma veste. Je pars rider avec. Lui se jette à mes trousses et je ne comprends pas pourquoi. S’en suit donc une course poursuite dans les spots de La Plagne qu’on avait envie de rider. On passe par des endroits rocambolesques. Je n’en dis pas plus. Après ça, il faut voir le film (rires).”

Kevin a donc des choses à cacher dans son téléphone…

Kevin Rolland : C’est ça… Ce qui est génial, c’est qu’on passe par tous les endroits improbables de La Plagne. Et on fait des rencontres un peu insolites.

Quelle a été la scène la plus compliquée à tourner ?

J.R. : La scène du camion. Il y a eu pas mal d’aléas qui n’étaient pas de notre ressort. Une batterie à casser, il fallait déplacer le camion. On devait à chaque fois appeler la police municipale pour le déplacer et le mettre à un endroit qui ne gêne pas la circulation.

K.R. : Techniquement, pour moi, ç’a été la scène du restaurant, le saut du Bon Vieux Temps. C’était un saut qui faisait 30m de long. On a transformé le restaurant pour qu’il soit “ridable”, pour qu’on puisse sauter par-dessus. Ç’a été fait un peu à l’arrache et c’était un peu dangereux. L’engagement était fort et le stress aussi. C’est un film qui se veut humoristique. Il y a plein de gags. On a pas mal rigolé durant le tournage mais le jour du saut du restaurant, on a vraiment changé d’attitude.

J.R. : On s’est concentré un peu plus.

K.R : Après la scène qui a demandé le plus de prises, c’était celle de la piste de bobsleigh. On a mis une journée à la tourner. C’était l’enfer. Il y avait plein de petits trucs qui n’allaient pas.

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Et votre scène préférée ?

J.R. : La piste de bob. Je ne l’avais jamais faite en ski. On m’avait dit que c’était facile, qu’on pouvait attendre près de 70km/h. Mais c’était super marrant à rider.

K.R. : Et puis mine de rien, il faut de l’engagement pour skier là-dedans. Quand t’es au départ, et que tu pousses sur tes bâtons, si tu n’as plus envie, c’est foutu… Et moi, avec mes petites cuisses, j’ai vite senti monter l’acide lactique. Ma scène préférée reste celle du camion car j’ai réussi à passer un double cork, quand on a deux fois la tête en bas. Julien m’a motivé pour que je le passe. Et c’est vrai que la scène est magnifique. C’est une petite folie : Je rentre dans un camion qui fait 1,5m de large. Il faut rentrer les bâtons. C’était un peu fou. Si on m’avait dit que je la passerais (le double cork) en sortant d’une benne de camion, je ne l’aurais jamais cru.

Des Plagnards connus font des apparitions dans le film. On laissera les gens les découvrir. Mais si vous aviez pu mettre en scène un super-guest, qui auriez-vous invité ?

J.R. : On a failli en avoir un. Ça ne s’est pas fait… On a le droit de le dire ?

K.R. : Je pense que oui… On avait sollicité Sébastien Chabal. On devait faire quelque chose avec lui pour la fin du film. On n’a pas pu le faire pour des problèmes d’agenda, au dernier moment. On a dû tourner une toute autre fin. Sinon, moi, je rêverais de faire un truc avec Usain Bolt. Ou alors un apnéiste car j’adore l’apnée. Mais c’est compliqué : il faut trouver un scénario qui colle avec ce sport.

François-Xavier RALLET
@FX_Rallet

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