JEU VIDEO – En cette période de Coupe du monde de rugby, il convient de transformer l’essai. C’est exactement la mission qui incombe à Pro Evolution Soccer 2016 après un opus 2015 prometteur qui signait le renouveau de la franchise footballistique de Konami. PES peut-il recoiffer une couronne chipée par FIFA depuis quelques années ? C’est ce qu’on va voir…

POINTS FORTS

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  • Le gameplay :

PES, c’était avant tout une physique de balle irréprochable et des pures sensations, comme les produits laitiers. Bonne nouvelle, c’est de nouveau le cas : c’est fluide, intuitif et le plaisir est presque immédiat. On prend vite le plis et certains réflexes de FIFA sont rapidement laissés au vestiaire. La muliplication des passes et la construction des offensives est recommandée pour briller. On ne s’en plaindra pas, alors que FIFA (15) ressemblait parfois à du ping-pong. Le tas de nouvelles animations mises en place et le gommage du bug de collisions qui agaçait sur la version 2015 aident également à prendre son pied, puisqu’il s’agit de cela. Le spectacle est là, aidé il est vrai par des arbitres laxistes.

  • C’est beau :

L’interface de PES, plutôt tristounette, ne tient pas la comparaison avec celle de son meilleur ennemi. Mais une fois que les joueurs foulent la pelouse, c’est beau. Le moteur graphique, le Fox Engine, fait clairement du bon boulot. La pelouse ressemble moins à une moquette que l’an passé, les nouveaux effets de lumière et météorologiques font mouche et la modélisation des visages des stars du ballon rond, point fort du jeu de Konami, est encore plus soignée. Plus de 2000 visages “photo-réalistes” sont annoncés et force est de constater que c’est assez bluffant. Illustration avec les Bleus :

POINTS FAIBLES

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  • Les licences :

C’est toujours le point qui fâche même si PES a fait de sacrés efforts depuis l’époque Roberto Larcos et Orange 001/002/… pour désigner les joueurs des Pays-Bas. Le jeu nippon est le jeu officiel de la Ligue des champions, de la Ligue Europa, de la Copa Libertadores et de pas mal d’autres compétitions. A ce titre, il bénéficie donc de nombreuses licences. Niveau championnats, la Ligue 1 ou la Liga sont de la partie, mais les amoureux de Bundesliga ne pourront en revanche que regretter le fait qu’il n’y ait que 3 clubs allemands disponibles. Quant à la Premier League, elle ne dit toujours pas son nom.

Konami a trouvé la parade, mais uniquement pour les possesseurs de PlayStation 4, en leur offrant la possibilité d’importer toutes les données nécessaires pour recréer la “PL”, comme au bon vieux temps des fichiers options sur cartes mémoires. Pour les autres consoles, reste le sempiternel mode modifier.

  • MyClub ne vaut pas Ultimate Team

Créer son équipe avec les joueurs de son choix et la personnaliser à fond pour disputer des matches en ligne endiablés, c’est la possibilité qu’ont les possesseurs de FIFA via l’excellent mode Ultimate Team. PES propose une alternative, MyClub, intéressante mais loin d’être aussi aboutie. Il y a certes du progrès par rapport au 2015 (les joueurs peuvent par exemple progresser) mais le système de transferts via une lotterie est toujours aussi frustrant. Sinon, la mythique Ligue des Masters répond toujours à l’appel et, enrichie, elle ravira toujours les adeptes du mode carrière.

  • Les effectifs de la saison dernière… pour le moment

Contrairement à l’an dernier, où PES était sorti plus d’un mois après FIFA, Konami a choisi de dégaîner le premier cette année. Chouette. Ce qui l’est moins, c’est que les effectifs n’ont pas été mis à jour et qu’on doit donc composer avec les rosters de la saison 2014-2015 en attendant un update qui doit arriver en début de semaine prochaine.

VERDICT… 16/20

Un an après un PES 2015 qui avait ravivé la flamme des amateurs de la série, le 2016 confirme le retour en force du joyau de Konami. Des défauts subsistent (habillage, licences…) mais les sensations manette en main sont excellentes, le gameplay est abouti et immersif et le jeu envoie du lourd visuellement. Pas de doute, PES 2016 est de nouveau titulaire dans le game vidéoludique et dispose de belles armes pour ne plus être relégué sur le banc par son vieux rival. Bref, c’est du très bon et on ne pourra que s’en satisfaire, ne serait-ce que par souci d’émulation entre les deux jeux vidéo de football cultes.

Mais au fait, c’est qui le meilleur joueur du jeu ? 

Rémy de Souza
@LaSouz