JEU VIDÉO – Stephen Curry est une formidable anomalie sur la planète NBA. Et cela peut poser problème à l’heure de retranscrire virtuellement les prouesses réalisées dans la vie, la vraie, par le meneur de jeu de Golden State. Dans des confessions recueillies par Forbes, l’homme en charge du développement du gameplay du célèbre jeu vidéo NBA 2K, Mike Wang, reconnaît que ses équipes ont encore du chemin à parcourir avant que le Curry virtuel soit aussi fort que son pendant réel. C’est qu’il est difficile pour une simulation de basket qui tend au réalisme maximum de faire la part belle à la réussite insolente et aux shoots en mouvement improbables, soit ce qui caractérise Curry au quotidien.

“Tirer à 3 points en sortie de dribble est déconseillé dans NBA 2K, surtout après une longue série de dribbles. Pour être complètement honnête, on est toujours en train de chercher de meilleures façons de retranscrire son jeu dans NBA 2K. Il défie les règles en matière de jump shoot et cela devient un problème dans un jeu vidéo où l’on essaie d’habituer les utilisateurs à ce que certains tirs soient plus récompensés que d’autres”, admet Wang. “On va devoir faire en sorte que Steph soit réellement Steph dans les futures versions de NBA 2K”.

Les faits sont en effet là : Curry est meilleur en vrai que sur consoles ou PC. ESPN s’est amusé à le démontrer début février en simulant la saison 2015-2016 du MVP à 50 reprises dans 2K. Avec une note de 93/100 (la 2e meilleure du jeu derrière LeBron James et son 94), la star des Warriors y tourne à 28,5 points de moyenne contre 29,8 en vrai. Dans le jeu vidéo, Curry ne réussit “que” 23 matches à 30 points ou plus sur une saison alors qu’il est sur une base de 36 dans la réalité. A 3 points, la grande spécialité du natif d’Akron, Curry compile 293 tirs réussis dans le jeu. En chair et en os, il est sur une base de… 388. Finalement, dans la réalité comme dans 2K, l’impression concernant Curry est la même : le meilleur reste à venir.

Rémy de Souza
@LaSouz