Si le clasico entre le Real et le Barça est attendu samedi (18h), l’attention semble aujourd’hui plus focalisée sur le terrain que lors des années précédentes, notamment pendant la dynastie Guardiola-Mourinho. Retour sur quelques petites phrases choc, d’avant ou d’après-match qui ont aussi fait l’histoire du clasico.

Rijkaard n’a aucun trophée et j’en ai plein 

Mourinho, forcément, est le maître du trash talking. Plus insolite, c’est lorsqu’il est plus calme en conférence de presse qu’il connaîtra son pire clasico : «J’espère voir un beau match. J’espère que les joueurs ne compliqueront pas la vie à l’arbitre et qu’à la fin, on parlera seulement de foot et de belles choses.» avançant l’argument implacable : « qu’on gagne ou pas, après-demain, on sera toujours mardi ». Problème, Le Real Madrid a encaissé un sévère 5-0 ce soir-là sur la pelouse du Camp Nou le 29 novembre 2010.  

Mais Mourinho n’a pas toujours fait dans le gentil. En témoigne cette phrase  un peu plutôt, en 2008, sur un adversaire de l’époque, Frank Rijkaard. « Mon palmarès comme manager ne peut pas être compare avec celui de Frank Rijkaard. Il n’a aucun trophée et j’en ai plein ». 

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En dehors [du terrain], tu m’as déjà battu. Je t’offre ta propre Ligue des Champions hors du terrain. Tu peux en profiter et l’amener chez toi. Tu es le p… de chef, le p… de maître de cette salle. Je ne peux pas te concurrencer dans ce domaine

Pour avoir une rivalité, il faut un grand rival. Si Pep Guardiola est souvent passé pour le tacticien taiseux, refusant généralement de rentrer dans la polémique, il a craqué une fois, avant la demi-finale aller de Ligue des champions en 2011, lâchant cette phrase à José Mourinho, pour signfier que le Portugais l’ouvrait un peu trop. Les joueurs le suivent : Messi, d’un doublé, assomme le Real, et Barcelone ira chercher la Ligue des champions contre Manchester United (3-1) un mois plus tard. 516983

 

Les victoires du Real étaient en noir et blanc ou en couleur ?  

Si Victor Valdès est actuellement sans club, il fût à une époque le meilleur gardien de Liga, reconnu par ses pairs (5 fois trophée Zamora du meilleur gardien du championnat d’Espagne). L’ancien portier catalan était aussi un expert pour lancer comme il se doit les matches. À l’instar de cette pique avant le match retour de championnat lors de la saison 2010-2011. « Les victoires du Real étaient en noir et blanc ou en couleur ? », lorsqu’il était questionné sur le fait que le Real menait au niveau des confrontations directes. Pour en rajouter, Sandro Rosell, président du Barça de l’époque, rajoute un peu de sauce piquante : « Un nouveau 5-0 contre le Real Madrid serait bien, histoire de ne pas perdre l’habitude. »1237006

 

Le 6-2 à Bernabeu est un orgasme footballistique

Luis Enrique est un des joueurs qui a joué sous les deux tuniques. Mais une seule l’a marqué. La Blaugrana. « Je pense que le maillot bleu et rouge me va mieux » ou encore «  c’est toujours un plaisir de se faire huer à Bernabeu ». Bernabeu où il a un souvenir très précis en 2008, alors qu’il était entraîneur de la réserve. Juste après le match, il déclare « Le 2-6 (score du match en faveur de Barcelone, ndlr) à Bernabeu est un orgasme footballistique.

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Je me sens comme si on m’avait volé mon portefeuille 

Joan Gaspart a beau être l’un des pires présidents qu’a connu le Barça selon les socios, notamment à cause de la vente de Luis Figo ou de l’absence de titre pendant sa présidence, il a malgré tout l’art de la formule. Fin de match houleuse à Bernabeu lors du 220e clasico, un soir de mars 2001 en Liga. Rivaldo recupère un ballon à 20 mètres et frappe. Le ballon est contré et trompe Casillas, le Brésilien exulte, pensant marquer le but de la victoire, alors que les deux équipes sont à 2-2. Problème, l’arbitre estime que des joueurs du Barça, hors-jeux, ont gêné le portier. Peu évident. Les joueurs sont furieux. Le président, après-match, l’est tout autant.

 

Les seuls comptes que j’ai à régler sont l’eau et l’électricité, pas le Barça 

Juste avant son premier clasico, Cristiano Ronaldo lance en novembre 2009 sa seule pique à propos du Barça. Bien sentie, mais le Real s’incline 1-0, sur un but du roi des trash-talkeurs : Zlatan Ibrahimovic.

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Lorsque le FC Barcelone ne remporte pas la Liga ou la Copa del Rey, il rejette la faute sur l’arbitre 

La pique est savoureuse. Mais le contexte est encore plus surprenante. Cette phrase de Bernd Schuster en 1990 est surprenante. D’une part parce que le meneur de jeu de l’époque du Real Madrid a passé précédemment 8 ans chez les Blaugrana. Ensuite parce que cette phrase intervient juste après une victoire en finale en Copa Del Rey du FC Barcelone !