Le diagnostic est tombé : malade depuis plusieurs jours, Rafael Nadal souffre d’un début de crise d’appendicite. Mais pas question pour autant pour le Majorquin de renoncer à jouer le Masters 1000 de Shanghaï. Après concertation avec les médecins, le numéro deux mondial a décidé de disputer quand même le tournoi tout en suivant un traitement antibiotique…  Une décision inconsciente pour certains mais pas si étonnante que ça venant d’un sportif qui a déjà plusieurs fois surmonté la douleur pour défendre ses chances.

Les blessures à répétition sont le lot des sportifs de haut-niveau mais le moins que l’on puisse dire c’est  que Rafael Nadal n’a pas été épargné de ce côté-là depuis le début de sa carrière. Pied, genoux, dos, poignet… Pour atteindre (et surtout rester) au sommet, le Majorquin a dû apprendre à composer avec la douleur.

Et ce petit côté “Rambo” remonte à sa plus tendre enfance. Tout petit, on lui a appris à mettre de côté sa souffrance pour rester compétitif. Dans son autobiographie (Rafa, Mon histoire), Rafael Nadal racontait qu’il s’était cassé le petit doigt lors du premier tour du championnat d’Espagne des moins de 14 ans mais que cela ne l’avait pas empêché d’aller au terme de la compétition.

En avril 2004, victime d’une fracture de l’os scaphoïde du pied gauche, il avait quand même fini par renoncer avant de jouer sa demi-finale du tournoi d’Estoril. C’est ce même pied gauche qui l’a fait souffrir à plusieurs reprises depuis, le poussant même à jouer le tournoi de Wimbledon 2011 avec le pied anesthésié. « Mon pied me fait souffrir mais jouer un quart de finale à Wimbledon est une urgence, donc nous avons décidé d’endormir un peu cette zone du pied. Je vais faire ça pour le reste du tournoi, avait-il alors expliqué en conférence de presse. « Quand on endort le pied, on ne sent plus rien parce que l’anesthésie dure cinq heures. », avait-il précisé.

Outre son pied, ses genoux ne l’ont que rarement laissé tranquille depuis 2005. Avec des bandages serrés à la base de l’articulation, il avait réussi à s’imposer à Madrid malgré de fortes tendinites.  C’est pour limiter la douleur qu’il avait jusqu’à la saison dernière le plus souvent recours à ces bandages.

Nadal RG 2008

En 2009, ce sont toujours ses genoux qui le faisaient souffrir à Roland-Garros. Mais déjà quadruple tenant du titre, il avait tenu à venir défendre son trophée. Sorti par Söderling en huitièmes de finale, il avait ensuite déclaré forfait à Wimbledon.

Cette année, à l’Open d’Australie, il avait une nouvelle fois impressionné par son courage en continuant à jouer avec une énorme ampoule dans la main gauche.

ampoule Nadal

En finale, blessé au dos,  il avait refusé d’abandonner contre Stanislas Wawrinka. Une blessure qui l’avait ensuite contraint à déclarer forfait pour le tournoi de Buenos Aires.

De nouveau éloigné du circuit cet été en raison d’une blessure au poignet droit, Rafael Nadal n’en avait pas pour autant délaissé l’entraînement pour lézarder au soleil. Obligé de porter une attelle, il avait sans relâche travaillé son coup droit et son revers à une main. C’est ce qu’on appelle de la persévérance.

Nadal attelle