Les relations sexuelles avant les compétitions, une bonne idée ? Le débat remonte à la nuit des temps et les scientifiques n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les effets bénéfiques ou nuisibles du sexe avant une épreuve sportive. Stimulant ou épuisant, le sport en chambre ?

Camille Lacourt semble avoir tranché la question. En juste défenseur de la cause, le jeune marié, double champion du monde à Barcelone, a confié ces jours-ci à nos confrères italiens du Vanity Fair qu’il ne résistait pas aux plaisirs de la chair et ce, même avant les compétitions : “Admirer de jolies fesses, montées sur des escarpins noirs à talons me réveille aussitôt les sens, même si je suis mort de fatigue !” Pas sûr que son épouse Valérie Bègue soit ravie de cette déclaration…

Et ce ne sont pas les 100 000 préservatifs commandés pour les JO de Londres qui apporteront de l’eau au moulin des pro de l’abstinence. “Je n’ai jamais vu une telle débauche de toute ma vie”, avouera le tireur américain Josh Lakatos dans le magazine ESPN. Même déclaration de la part de Hope Solo, la joueuse de football médaillée d’or à Pékin : “J’ai vu des gens faire l’amour dehors : sur l’herbe, entre les bâtiments, ils se lâchent complètement.” De quoi justifier les 30 000 préservatifs supplémentaires par rapport aux JO de Sydney pendant lesquels le stock s’était retrouvé à sec dès la fin de la première semaine.

S’il est aujourd’hui admis que le sexe n’a pas d’effet physique sur les performances et que l’abstinence ne rend pas les joueurs plus agressifs sur le terrain, beaucoup de sportifs semblent s’être donné le mot, certains au point de faire du sexe pré-compétition la clé de leur victoire. Et rien que pour eux, on proclame haut et fort : “Avant l’effort, le réconfort” !