Oui, Helena Costa est une pionnière pour le football français. Jamais une femme n’avait dirigé une équipe professionnelle de ce sport dans l’hexagone. En revanche, en Europe et même dans le monde, elles sont plusieurs à avoir déjà tenté leur chance dans des milieux sportifs où leur présence pouvait apparaître, au premier abord, incongrue.

Si l’on s’en tient au football et au coaching, on peut évoquer le cas de Carolina Morace, à qui le club de Viterbese en Italie (Serie C, soit 3e division) avait confié son destin, en 1999. La meilleure joueuse italienne de l’histoire, comme le rappelle Goal.com, n’avait pas tenu plus de deux matches, poussée à la démission après un succès et une défaite par le président Luciano Gaucci, spécialiste en buzz puisqu’il avait récidivé en 2003 à la tête de Pérouse (Serie A) avec une offre pour l’Allemande Birgit Prinz. La joueuse de l’année FIFA avait refusé.

En Croatie, c’est une jeune retraitée internationale de 24 ans, Tihana Nemcic, qui avait été nommée entraîneur d’un club de cinquième division, le NK Viktorija Vojakovac, en 2012. La demoiselle était également mannequin à mi-temps ce qui n’avait pas manqué de susciter des commentaires sur ses aptitudes et la possibilité qu’il s’agissait surtout d’une opération de communication. En mai 2013, elle était toujours à la tête de l’équipe.

En 2012, la Bolivienne Nelfi Ibáñez Guerra avait été nommé à la tête d’une équipe de 2e division péruvienne (Hijos de Acosvinchos)… mais avait été remerciée quatre jours avant d’en prendre officiellement les commandes.

Toujours concernant la France mais hors football, deux femmes seulement dirigeaient jusqu’à présent des équipes professionnelles masculines. En handball, la Roumaine Elena Groposila a été intronisée le mois dernier entraîneur principale de Dijon, lanterne rouge du championnat. Une nomination de façade pour le club qui avait besoin d’une personne diplômée pour être en accord avec les règles de la Fédération.

La vraie pionnière sur le sol français, c’est Audrey Zitter, nommée à la tête des Diables Rouges de Montpellier, formation de 2e division de rugby à XIII, en juin dernier. Une femme de 32 ans qui a su s’imposer en forçant le respect, comme le montre ce reportage de TF1 du mois de novembre. Elle est toujours à son poste à ce jour.

Sur le terrain également, des femmes se sont déjà distingué dans des disciplines qui semblaient réservées aux hommes. Danica Patrick a remporté en 2008 sa première course IndyCar, couronnant ainsi trois années d’une progression constante. Ce jour-là, l’Américaine était devenue la première femme à s’imposer dans une course majeure de sports mécaniques.

En Formule 1 deux femmes ont déjà couru des Grand Prix : les Italiennes Maria Teresa de Filippis, qui a disputé trois courses en 1958 (10e au GP de Belgique), et Lella Lombardi, qui en a couru 12 en 1975 (6e au GP d’Espagne) et 1976. Il y a deux ans, l’Espagnole Maria de Villota était devenu pilote d’essai chez Marussia avant de décéder en 2013 , dans son sommeil, des suites de son terrible accident survenu à bord de la monoplace en 2012.

En ski, l’Américaine Lindsey Vonn s’était vu refuser cette même année la possibilité de descendre avec les hommes par la Fédération internationale. Avant elle, plusieurs femmes comme Jutta Kleinschmidt (Rallye), Katja Poensgen (Moto) et Michele Mouton (Rallye) avaient également réussi à s’imposer dans des domaines où les hommes étaient majoritaires.