Ils sont forts, ces Ricains. Très forts. Ils arrivent à vous créer un buzz à partir d’un mot, un seul, et de générer une véritable petite économie autour de ce même mot. Cinq petites lettres sont devenues une des histoires de ce 48e Super Bowl. Ce buzz, on le doit à Peyton Manning, la légende vivante des quarterbacks. La star de Denver a commencé à hurler ce mot “Omaha !” lors du premier match de playoffs des Broncos face à San Diego, il y a trois semaines. Un terme lâché pas moins de 44 fois, juste avant le déclenchement d’une action offensive.

Il n’en fallait pas plus pour que la ville d’Omaha, située dans le Nebraska, saute sur l’occasion. Dans la foulée, le compte twitter officiel de la municipalité s’est fendue d’un message pour “remercier Peyton Manning de tout son amour”, alors que le merchandising a tout de suite démarré, la ville étant rebaptisée “Quarterback City”.

Ce sont ensuite des entreprises de la ville qui, ensemble, ont décidé de surfer sur la vague en proposant de donner via la Chambre de commerce d’Omaha pas moins de 800 dollars à une association caritative parrainée par Peyton Manning, chaque fois que ce dernier prononcerait le nom de la ville avant un snap lors de la finale de conférence contre New England. Manning a hurlé Omaha 31 fois, engrangeant donc un peu plus de 24.000 dollars pour sa fondation destinée aux enfants défavorisés.

Preuve que vous pouvez pariez sur vraiment n’importe quoi lors du Super Bowl, à Las Vegas, une cote a été fixée pour prévoir le nombre de fois que Manning dira “Omaha” dimanche soir, face à Seattle, lors de la grande finale de la NFL. Le pronostic moyen est de 27,5 fois. A vous de jouer. Même le très sérieux Wall Street Journal s’est emparé du sujet.
En attendant, à Denver aussi, on s’est emparé de la folie Omaha. La preuve, à l’aéroport de la ville du Colorado, où un point d’exclamation a été ajouté sur les panneaux d’affichage pour tous les vols vers la cité du Nebraska.