FOOTBALL – La semaine passée, Eric Cantona s’étonnait du choix de Neymar d’avoir rejoint le PSG et confiait à Yahoo Sports ne pas suivre l’actualité de la Ligue 1, pas assez excitante à son goût. Dans ce même entretien, le “King” encensait Javier Pastore et Hatem Ben Arfa. Des compliments répétés par l’ancienne légende des Red Devils dans un entretien accordé à la chaîne de supporters de Manchester United, Full Time Devils. Entretien dans lequel Cantona en a profité pour tacler le PSG, un “petit club” selon lui.

Question : “Quel joueur verriez-vous bien être notre prochain numéro 7 ?”

Réponse : “J’adore Pastore. Il évolue au PSG, mais ne joue pas là-bas. Ils ont deux bons joueurs – Pastore et Ben Arfa – mais ne les font pas jouer. Pastore est vraiment spécial, il vous surprend à chaque fois qu’il touche le ballon. C’est vraiment un bon joueur. Il joue pour l’Argentine, qui est une grande nation, mais au PSG, qui est un petit club… mais le PSG a beaucoup d’argent, donc ça doit être un grand club.”

Une petite pique à laquelle n’a pas tardé à répondre le PSG, via son très en forme community manager.

Une réponse habile reprenant la fameuse citation d’Eric Cantona en conférence de presse, quelques jours après avoir été sanctionné pour avoir frappé un supporter de Crystal Palace.

D’ailleurs, pour ceux qui se sont toujours demandés ce qu’Eric Cantona avait voulu dire en 1995 par “Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est qu’elles pensent qu’on va leur jeter des sardines”, il avait lui-même apporté la réponse quelques années plus tard dans un entretien accordé à Psychologies Magazine : “Cinq cents journalistes m’attendaient pour une conférence de presse après mon passage au tribunal à cause du coup de pied au spectateur. Je ne voulais pas y aller, mais l’avocat du club a insisté. J’ai accepté en me disant intérieurement : « Je vais sortir une phrase qui n’a rien à voir. » J’arrive, je dis bonjour aux journalistes, je sors cette phrase qui n’a ni queue ni tête, je dis au revoir et je pars. Je l’ai dite en anglais, sans penser du tout au sens, pour tourner la situation en dérision. Le plus drôle  est qu’elle a été analysée de mille façons. Aujourd’hui, presque quinze ans après, je peux vous dire le vrai sens de cette phrase. Il fallait juste comprendre : « Je suis en train de ne rien vous dire du tout. »”

Fabien Borne
@FabienBorne