JO RIO 2016 – En même temps qu’il enrichissait sa légende d’un 19e titre olympique avec le relais américain du 4x100m nage libre, Michael Phelps intriguait, dimanche à Rio. Car à l’heure de mettre un terme à l’invincibilité des Français dans l’épreuve, l’athlète le plus titré de l’histoire des Jeux arborait d’étranges marques circulaires sur son corps.

Quésaco ? Une nouvelle forme de tatouage ? Les stigmates d’une blessure ? Bien au contraire. Il s’agit des traces laissées par une méthode de soin prisée des athlètes US, le cupping, connu dans nos contrées sous le nom de ventouse.

Thanks @arschmitty for my cupping today!!! #mpswim #mp @chasekalisz

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Le principe est simple : appliquer une ventouse donc sur la peau pour générer une importante succion. Millénaire, cette technique très largement répandue dans la médecine traditionnelle chinoise a pour bienfait de faciliter la circulation sanguine et de soulager les douleurs.

Au sein de Team USA, il n’y a pas que son porte-drapeau qui en est fan. La nageuse Natalie Coughlin en est également adepte malgré les douleurs occasionnées si l’on en croit sa photo postée sur Instagram. Le gymnaste Alexander Naddour est un autre pratiquant. “C’est le secret de ma bonne santé. C’est mieux que tout l’argent que j’ai pu dépenser dans d’autres soins”, avait-il confié à USA Today.

Laughing because it hurts so bad. Gonna leave a mark! #AthleteLife

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Dimanche, les cercles rouges sur la peau de Phelps n’ont pas manqué d’affoler Internet. The Guardian rapporte que les recherches “cercles sur Michael Phelps” ont augmenté de 2100% sur Google et certains Twittos ont même craint un symptome du virus Zika. Le protégé de Bob Bowman va pourtant bien. Sa démonstration face à Fabien Gilot dans le bassin carioca et sa 23e breloque olympique sont venues le rappeler.

Rémy de Souza
@LaSouz