HORS-JEU – Un vilain tacle n’est pas sans conséquence. Aussi bien pour la victime que pour son auteur. La preuve ? Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné mercredi un homme à un mois de prison avec sursis pour une intervention non maîtrisée lors d’un match amateur entre Saint-Thibéry et Gignac disputé dans l’Hérault en septembre 2014, relate Midi Libre ce jeudi.

240 jours d’ITT

“Non maîtrisée” est un euphémisme : le tacle assassin a occasionné une fracture du tibia assortie d’une fracture ouverte de la cheville droite. Une greffe a même été nécessaire et le taclé a eu pas moins de… 240 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

L’enquête a démontré que le tacleur fou, déjà condamné à huit reprises par la justice (pour rébellion, vol aggravé ou encore des histoires de stupéfiants) et suspendu 12 matches après les faits, avait “les deux pieds décollés du sol lorsqu’il a commis son tacle. Une faute que l’on peut qualifier de véritable agression caractérisée et qui est répréhensible”, a estimé Philip Ughetto-Porteglio, représentant du ministère public cité par le quotidien régional qui avait requis quatre mois de prison avec sursis. L’affaire doit également être jugée au civil.

Rémy de Souza
@LaSouz