MASTERS 1000 PARIS-BERCY – Fallait pas le chercher. Quand Stan Wawrinka galère à battre l’Allemand Jan-Lennard Struff à Bercy, mieux vaut garder le silence et attendre sagement la fin du match. Jean-Vincent Placé pourra en témoigner. Alors que le Suisse bataillait face au 91e mondial, le Secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification bavardait tranquillement en tribune présidentielle avec Jean Gachassin, le président de la Fédération française de tennis. En bon maître d’école, Stan a arrêté le match et a alors recadré comme il se doit le membre du gouvernement : “Oh ! Ça te dérange pas qu’on joue un match ? Non mais sérieux, il est minuit, si tu n’as pas envie de voir, tu rentres !” Le bavard ne répond pas, le public applaudit. Le recadrage made in Stan ne lui empêchera de perdre le set avant d’être éliminé de la compétition (3-6, 7-6 [6], 7-6 [1]).

 

Jean-Vincent Placé : “Tout le monde chuchote et puis on prend celui qui est le plus connu, et c’est moi”

Les supporters présents sur place ont affirmé que le pic envoyé par Maître Stan était bien adressé au Secrétaire d’Etat. Pourtant, le principal intéressé désavoue ses bavardages incessants : “Ni Jean Gachassin (le président de la FFT, ndlr), ni moi n’étions responsables du brouhaha. On n’a pas pensé qu’il s’adressait à nous. Nous n’étions pas dissipés mais juste en train d’échanger.” s’est-il défendu à RMC Sport. Visiblement dépassé par la polémique, Jean-Vincent Placé a dû répondre aujourd’hui aux nombreux journalistes curieux de trouver fin mot à l’histoire. Cette fois-ci, le politique explique au Journal du Dimanche : “Il y avait du monde derrière et à un moment, Wawrinka, qui était en train de perdre et qui était passablement énervé, entend des chuchotements, mais des chuchotements de la tribune. Comme moi je suis au premier rang…” Il ajoute: “C’est un petit peu comme dans les classes avec les élèves, il y en a trente, tout le monde chuchote et puis on prend celui qui est le plus connu et c’est moi”.

Placé, pas Placé ? Difficile de le savoir. Quoi qu’il en soit, l’engueulade mythique n’a pas échappé aux Twittos. Ces malins en ont profité pour se fendre de quelques jeux de mots. Appréciez :

Nina Aïssaoui

@ninaaissaoui